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Quelques mots sur Dancevoir…

Dancevoir s’étire d’est en ouest niché au bas d’un coteau et bordé par l’Aube et son affluent l’Aubette . Notre commune compte aujourd’hui un peu plus de 200 habitants pour 892 à la fin du 19° siècle qui sont appelés  les Dancevoiriens et Dancevoiriennes. Elle s’étend sur 25.6 km2 et est idéalement située dans le coeur du Parc National de Forêts , au carrefour des grands axes cardinaux et routiers de notre pays à seulement 211 kms de Paris et proche et entourée des villes de Troyes, Chaumont, Langres, Dijon et Chatillon sur Seine.

Dancevoir est également implantée dans la Vallée de l’Aube, classée

« Natura 2000 » sur plus de 25 kms entre Auberive et Dancevoir, parcours riche en belles découvertes d’espèces végétales rares et protégées.

 

Dancevoir dispose en son sein d’un riche patrimoine architectural. On y trouve une très belle demeure du XII ° siècle datant de l’époque des Templiers qui se repliaient en France après la chute de Saint Jean d’Acre. Egalement la « Maison Louis » remarquable bâtisse  Renaissance (1564 ) à tourelles d’escaliers, offerte à l’Hospice de Chaumont pour devenir établissement de bienfaisance , aujourd’hui transformée en salle des fêtes et logements. « L’Eglise Saint Pierre-ès-Liens » (  XII° siècle ) qui comporte deux chapelles latérales avec de belles fresques . Aux abords du village le « Château de Longuay » maison hospitalière fondée en 1102 par l’Evêque de Langres occupés par les moines sous la règle de Clairvaux de 1149 à la Révolution ( le « Grenier à dîmes » est ouvert au public ). Sans oublier les très nombreux « Lavoirs » au bord de l’Aubette qui serpente tout le long du village…dont un exemple juste en face du "Nid de Cigognes" !

 

Quelques mots sur les lavoirs pour décrire …

« Au temps où les fées de Dancevoir se rendaient au lavoir avec leur carrosse »

 

Malgré ce titre enchanteur, la vie d’autrefois n’était pas toujours rose.

On faisait la lessive deux fois par an, à Pâques et à l’automne, ce qui nécessitait bien sûr un trousseau très important, on comptait environ 10 paires de draps et une dizaine de chemises pour un homme.

 

La lessive se faisait à la cendre de bois qui contient de la potasse. La cendre était récupérée dans un cendrier en toile de chanvre qu’on mettait dans un cuveau avec le linge rangé par dessus. On arrosait le tout à l’eau froide, l’eau qui était écoulée au travers du linge était récupérée et mise à chauffer dans un chaudron accroché à la crémaillère de la cheminée, on arrosait plusieurs fois par dessus, ce jus s’appelait le lessus.

 

Ensuite on décuvait, on rangeait le linge dans des corbeilles, les corbeilles étaient empilées sur la brouette sans oublier la batte en bois et le fameux carrosse ( petite boîte en bois confectionnée par le mari et quelquefois même décorée ou sculptée ) on s’agenouillait dans ce carrosse qui était rempli de paille ou de coussins et c’est à demi couchées sur la pierre du lavoir que les femmes battaient le linge, le frottaient, le rinçaient, le tordaient et le repliaient. Au lavoir on avait sa place, les anciennes avaient autorité sur les plus jeunes. Il arrivait que les jeunes chahutent un peu, mais elles étaient bien vite remises en place par les plus âgées qui faisaient régner l’ordre dans ce temple du labeur.

 

Pour le linge blanc plus fin, on le faisait bouillir avec du bleu, c’était une sorte de petit balluchon en toile fine rempli de poudre bleue qu’on achetait à l’épicerie du village. Cà sentait toujours bon le café fraîchement torréfié ce qui indiquait le sens du vent pour prévoir le temps qu’il allait faire.

 

Dans certains lavoirs on peut lire quelques inscriptions comme : « C’est ici qu’on lave le linge et qu’on salit le monde… » Les murs de nos vieux lavoirs sont encore imprégnés d’anecdotes légères ou drôles, de confidences heureuses, mais aussi de drames et de désespoir, en tout cas, ils ne peuvent nous laisser indifférents et nous inspirent le respect d’un temps où le travail était une valeur sacrée.

Tiré des Propos recueillis auprès de Marguerite Bourlier et Huguette Briot par Louis Bour .

 

Un autre regard sur Dancevoir, Danièle Bour, qui a crée en 1975 un personnage, que tout le monde, petits et grands, connaissent bien « Petit Ours Brun » ! Eh oui c’est bien en nos murs que les dessins des histoires de Petit Ours Brun prennent forme et vie sous les crayons et les couleurs à la gouache de Danièle Bour. Un beau succès qui perdure grâce à l’art de cette artiste arrivant depuis toujours à camper un petit animal dont le quotidien qui paraît si « humainement » banal renvoie à celui que les enfants, eux, vivent avec toute l’importance requise ! Dancevoir est fière de compter Danièle Bour parmi elle !

 

Enfin, pour les chercheurs de trésor , Dancevoir eût l’avantage d’être sur le tracé de la route romaine aussi appelée « Route de César » reliant Tonnerre et Langres. Reste t’il un « Aureus » ou plusieurs à découvrir ?

 

Et pour finir sur Dancevoir avec un trait d’humour , on vous livre un dicton bien connu…

 

                                Si tu veux belles filles voir,

                              Y faut aller à Dancevoir,

                              Mais pour les avoir pucelles,

                             Y faut les prendre à la mamelle.

 

Adage recueilli au XVI siècle alors que Dancevoir était une place de guerre. On sait bien que partout ou il y a des gens d’armes, les vierges ont des tas d’occasion de changer subrepticement d’état, à leur corps ( à demi ) défendant. Une autre explication résiderait en la proximité des moines de l’abbaye de Longuay…Dans tous les cas, tel n’est plus le cas aujourd’hui !

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